Contribution ? la r?flexion On observe, en effet, une attente sociale de plus en plus forte visant ? faire
?valuer et caract?riser par les psychologues les capacit?s mentales d?un ?tre humain (et
particuli?rement celles d?un enfant) uniquement par un chiffre. Ces demandes et leurs
r?ponses raccourcies reposent sur une croyance qu?elles renforcent : le Q.I. serait une
? mesure ? aussi ?l?mentaire qu?un poids de naissance ou qu?un taux de glyc?mie sanguine.
Or, le QI est l?expression d?un classement par rang ? diff?rentes ?preuves. Un sujet moyen
id?al se classe avec un QI ?gal ? 100. Il serait absurde de dire qu?avec un QI de 120, on est
? deux fois plus ? intelligent qu?avec un QI de 60. De m?me dans une course, la dur?e de
course du 50?me n?est pas la moiti? de celle du 100?me, ni le double de celle du premier.
Avec la conviction qu?un QI est une mesure simple, un public fragilis? tente de
trouver des principes explicatifs aux difficult?s et obstacles qu?il rencontre. Un Q.I. bas ou
?lev? devient alors la cause unique de difficult?s pourtant complexes. Cet indice dirige des
parents en d?sarroi vers des solutions inappropri?es et caricaturales, alors que des analyses
psychologiques approfondies pourraient fournir une aide pertinente et efficace.
De telles demandes, ?manant la plupart du temps des familles elles-m?mes,
mais aussi d?organismes comme d?institutions publiques ou priv?es qui imposent des
?valuations intellectuelles, s?appuient le plus souvent sur une conception r?ductrice et
d?pass?e de l?intelligence, consid?r?e comme unidimensionnelle, statique et facilement
mesurable. Avec parall?lement l?id?e fausse que cette ? intelligence ? est seule d?terminante
dans les difficult?s qu?un enfant peut pr?senter ? un moment de son histoire. |